Vie quotidienne de maman pas parfaite

Demain, j’arrête

posted by Virginie septembre 21, 2014 0 comments

C’était vendredi matin, et je m’engage devant l’internet mondial que ça ne se reproduira plus.

Crise #1 Je commence déjà à me tendre, dès le lever.

« C’est moi à côté d’Augustin !

– Non c’est moi !

– Et c’est moi à côté de mamannnnn. Moi je veux être à côté de maman ET de Augustin ! »

Crise #2 (une petite celle-là, mais vous connaissez l’histoire de la goutte d’eau)

« Allez on s’habille !

– Mais je veux que tu m’aideeees »

Crise #3 (la quotidienne, les 2 ou 3 minutes qui peuvent nous mettre tous en retard)

« Allez on y go ! Quoi ?? mais tu n’as pas encore mis tes chaussures ??!?)

Crise #4 (là je sais que nous sommes en retard)

« Non je veux pas le siège bleu…

– Moi non plus ! »

Crise #5 (la plus intense)

« Maman pourquoi le camion il avance pas devant nous ? il fait des travaux ?

-Ouiiiiii mais quelle idée de me faire ça à Moi ?? ! tuuuuuuuuuut

– Maman tu peux mettre Patrick Burel ?

– Nonnnnn je suis énervée et on est en retard !! Tuuuuuuuut »

Crise #6 celle qui te contrarie toute la journée, parce tu laisses tes enfants avec une petite mine et que tu sais que tu leurs  a transmis tout ton stress du dernier quart d’heure.

« Bonjour madame ! Maman tu conduis Valentin en 1er hein !

– Non on est hyper en retard, ce sera toi en 1er aujourd’hui.

– Ouiiiiiiiiin »

Crise #7  Celle d’une autre maman, qui m’a renvoyée à mon propre état, un peu la méthode confessions intimes, j’avais l’impression de me voir de l’extérieur, et d’un coup j’ai réalisé à quel point c’était ridicule :

Une autre maman de l’école donc, avec son petit de 2 ans sous le bras, en furie :

« C’est un scandale madame ! J’appelle la police !! vous ne pouvez pas nous séquestrer dans l’école !!! c’est hON-teux !!

– Mais madame c’est le règlement, l’école ferme à 9h, vous n’aviez qu’à arriver à l’heure ! (la directrice, avec son trousseau de clefs autour du cou)

– Vous allez ouvrir cette porte tout de suiiiiite !

… »

Cette dame m’a apaisée. Je l’ai vue si en colère, au bord de l’histérie. Je me suis dit « tu ne peux pas te mettre dans des états pareils, toi, sois forte » (et va demander la clef à la directrice gentiment, sinon de toutes façons tu vas rester coincée dans cette cour encore 10 minutes avec tous ces parents en train de débattre sur qui appellerait la mairie pour se plaindre…)

Et pendant le trajet qui me menait au boulot je me suis promis de ne plus « criser » comme ça le matin. Je pense que les enfants sont des éponges je l’ai toujours pensé mais j’ai dû oublier ce matin là…

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