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Portraits de mamans

Maman a Sydney
Portraits de mamans

Etre maman, en Australie

posted by Virginie juin 24, 2016 0 comments

Pour ce nouveau portrait de maman, nous partons en Australie, avec Vanessa, que j’ai eu la chance de rencontrer à Sydney ! C’est parti :

Présentation :

J’ai 37 ans, diplômée de l’école de commerce EDHEC, digne représentante de la statistique « 30 % des étudiants en école de commerce se marient entre eux », j’ai un petit garçon de 3 ans et une petite fille pour très bientôt. Un parcours professionnel peu typique : début de carrière sur les marches financiers de électricité et du gaz, virage a 360 degrés pour devenir chef de projet en agence de design puis me lancer dans l’aventure en montagnes russes de l’entrepreneuriat avec une 1ère tentative dans le networking pour professionnels de l’industrie créative puis dans la mode pour enfants.

Ma vie personnelle est tout aussi changeante : après 10 ans à Paris, en 15 jours, mon mari est parti 6 mois  à Sydney pour un projet client. Je l’ai suivi 1 mois après, sans hésiter, et en refusant de reprendre ma place au chaud dans mon agence de design. Une telle expérience de vie se représenterait-elle? A la fin de sa mission, on a vadrouillé 3 mois en Océanie, puis sommes partis 1 an au Danemark, toujours pour le client de mon mari. Bis repetita, on est parti en quelques semaines juste avec nos valises ! Retour a Paris 3 ans, et l’envie tenace de repartir : on avait plusieurs envies, et c’est le film « Perfect Mothers », fresque parfaite du lisfestyle australien, qui a donné le la final pour l’Australie ! Notre arrivée a été plutôt simple : le bureau Australien qui s’est occupé de nos visas et a financièrement épaulé notre relocalisation. Un « smooth landing » pour nous comme on dit !

Maman a Sydney

Une journée type ?

3 ans après la naissance de notre fils, je dois reconnaître que mon organisation est toujours aussi chaotique ! Surtout depuis que l’on est en Australie car Monsieur Little ne va plus à la crèche mais est gardé à la maison par une jeune fille au pair. Maison qui me sert aussi de bureau ! Et pire depuis qu’il va a l’école une partie de la semaine. Les journées ne se ressemblent pas. Si ce n’est l’heure du réveil : Monsieur Little est réglé a la minute près !

Globalement, réveil à  6h30 maximum au son d’un « Maman, Papa, biberon de vanille » de notre fils dans notre lit ! Puis préparation de la famille un peu plus au pas de course si jour d’école ou de conservatoire de musique. Organisation de la journée avec notre au pair ou si jour d’école, c’est moi qui emmène notre fils à l’école qui n’est pas vraiment à cote de la maison.

Démarrage de ma journée pro entre 9h et 10h. Déjeuner devant mon ordinateur, rituel de toute ma vie pro ! Fin de la journée entre 18h30 et 19h les jours sans école, avec mon fils qui n’est jamais très loin ; 14h les jours d’école pour pouvoir aller rechercher mon fils : ces jours-là , c;est moi qui m’en occupe et passe du temps au playground avec lui, lui donne son bain, le fait dîner.

Puis je couche notre fils, avec la sacro-sainte histoire du soir, mon mari ayant des horaires peu Australiens. Préparation du dîner pour tous les autres membres de la famille. Parfois j’intercale un aller-retour pour aller chercher mon mari à son ferry et lui permettre de rentrer un peu plus tôt voir de dire bonsoir à notre fils. Dîner à l’heure française vers 20h30/21h (on fait figure d’extraterrestres ici), parfois avec nos ordinateurs/vibers etc sur la table. Debriefing de nos journées avec notre au pair et mon mari en dînant. Puis lecture, boulot, ou parfois un film sur youtube (on n’est pas abonné à la tv ici, trop peu qualitative). Et coucher variable entre 22:30 et minuit.

Et le weekend ?

Australie + notre Monsieur Little = fini les grasses mat’ (si tant est qu’elles aient jamais existé depuis sa naissance…) !

Réveil à 6h30 max. Les samedi matin, c’est départ en trombe pour aller a l’activité sportive du moment de Monsieur Little à laquelle on arrive toujours les derniers – en bons français que nous sommes restés ! Puis, 8 mois par an et l’hiver lorsqu’il ne fait ni froid ni pluies tropicales, direction l’une des 70 plages de Sydney pour le reste du week-end, en famille ou avec des amis. Surf ou bodyboard pour mon mari, chateau de sabe pour Monsieur Little et papotages avec les autres parents pour moi.

Avec quand même de temps à autres au milieu des plages, quelques événements culturels ou artistiques pour ne pas oublier de nourrir nos esprits dans un pays qui offre moins d’opportunités culturelles que le vieux monde !

Qu’est ce qui facilite la vie de parents en Australie, et à l’inverse, qu’est-ce qui est plus compliqué à gérer ? 

L’atout fondamental de l’Australie pour les parents à mon sens, c’est l’hyper sécurité et le respect.

C’est un trait de la société australienne que tu ressens au quotidien : les gens sont très orientés « communauté », entraide, bienveillance, tournés vers les autres; la société est très civile et respectueuse ; et la justice rapide et efficace. Tout cela forme une réalité de vie ultra sereine : tu n’as pas peur que ton enfant rentre seul de l’école et tu ne te demandes pas s’il a été victime de racket. Bien sur, les problèmes existent , il y a des quartiers plus difficiles et le danger zéro n’existe pas, mais globalement on vit vraiment ici selon leur expression favorite « no worries », « sans souci ».

Concernant la difficulté majeure en tant que parent en Australie, sans hésiter : le coût de la garde puis de l’éducation des enfants !

Particulièrement lorsque tu vis à Sydney ou non seulement le coût de la vie est l’un des plus cher mais l’État de Nouvelle Galles du Sud est celui qui subventionne le moins ces deux postes. L’école publique, qui est la moins chère, ne démarre qu’a partir de l’équivalent de la grande section de maternelle. Avant, une année de maternelle coûte autour de 15000 euros, la crèche entre 60 et 100 euros par jour.

Au-delà du coût, le système éducatif australien est très éclectique, le privé forme 1/3 des élèves ! Tout en se conformant au programme scolaire global défini par l’État local, chaque école ou chaîne d’école a sa propre méthode d’enseignement et se développe sur les fonds des parents. Le système est donc très orienté business, les écoles se « battent » à coup de publicité, de portes ouvertes, d’options/infrastructures différenciantes.  Sans parler des listes d’attentes et entretiens un an a l’avance ! Bref, pour un français habitué à l’école pour tous et à la cartographie scolaire, choisir les futures écoles de son enfant est un peu déboussolant au début.

3 petits bonheurs qui te donnent le sourire :

Vivre à l’étranger, parce que c’est l’anti-routine quotidienne et que le challenge oblige à repousser ses limites !

Être entourés de perroquets comme on est entouré de pigeons à Paris, la couleur et l’exotisme en plus !

Entendre notre fils de 3 ans prononcer les mots anglais en « ow » avec cet accent déjà si australien: c’est sur, il sera le plus bilingue d’entre nous !

Une anecdote rigolote sur ta vie d’expartiée ?

C’est plutôt l’anecdote quotidienne :

Être Français à l’étranger, c’est avoir le privilège d’être tout de suite doté d’un immense capital sympathie et, en Australie plus qu’ailleurs encore, porter en soi l’Histoire, la culture, le romantisme.

Comme les Australiens sont très ouverts, parlent facilement et surtout sont très francophiles, la rencontre avec un Français se solde inévitablement par quelques essais dans la langue de Molière. Sauf que n’est pas Molière qui veut…et trop souvent, je me retrouve à devoir composer face à un Australien qui me parle français sans que je ne comprenne un mot !

Le plus drôle, c’est quand, avant même de discuter ensemble, on me dit « ça se voit que tu es française » ! Probablement ce je-ne-sais-quoi français  😉

Un grand merci à Vanessa ! Et pour découvrir sa petite entreprise Little Monsieur, c’est par ici ! (mon petit doigt me dit en plus que c’est les soldes en ce moment 😉

Maman a Sydney

Maman a Sydney

Maman a Sydney

Maman a Sydney

Maman a Sydney

Maman a Sydney

 

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Portraits de mamans

Etre maman…en Indonésie.

posted by Virginie juin 8, 2016 0 comments

Nous avons rencontré Sri lors de notre passage à Gili Air, une île au large de Lombock, en Indonésie. Sri nous a loué des vélos (c’était la seule à proposé un vélo enfant ET des sièges pour les plus petits)

Nous avons ensuite retrouvé Sri un soir au restaurant de sa belle mère qu’elle aide et Sri a gentiment accepté de se prêter au jeu de l’interview ;-). Avant de partir en voyage, je m’étais au fond de moi posé la question « peut-être tu vas vouloir vivre sur île, vendre des poissons sur la plage et ne jamais revenir ». Aujourd’hui, je sais que non, cette vie là ne serait pas faite pour moi 🙂 Mais j’ai adoré partagé un bout de la vie de ces locaux, qui, pour le coup, ont vraiment une autre vie que la nôtre…

Présentation :

Je suis originaire de Lombock mais je vis sur l’île Gili Air depuis 10 ans. J’ai 2 fils de 5 ans et 1 an et demi.

Avec mon mari, nous avons plusieurs activités : on loue des vélos, nous proposons et organisons des activités pour les touristes, nous prêtons des planches de stand up Paddle et nous aidons au restaurant familial.

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Une journée type ?

On se lève à 5h pour la prière (nb : ici, quasi 100% population est musulmane), puis je m’attaque aux tâches quotidiennes vaisselle lessive etc. A 8h je conduis mon fils aine à l’école et je vais le chercher à 10h.

Et puis toute la journée, jusque 22h environ, je travaille…

Et le weekend ?

Ici on n’a pas de weekends. On travaille tous les jours. On prend de temps en temps une journée de congés. Dans ce cas, on aime partir à Lombock voir la famille ou aller au parc aquatique.

Qu’est ce qui te donne le sourire ?

Regarder mes fils jouer 😉

Qu’est ce qui te semble le plus difficile ?

On a l’impression que l’île est petite et que l’on connaît tout le monde mais en fait, comme on travaille toute la journée, je ne quitte pas vraiment mon chez moi donc en fait je ne vais pas vraiment à la rencontre des autres habitants de l’île.

Et sinon, ce qui m’agace le plus, c’est mon grand qui ne veut pas aller à l’école, il préfère aller jouer à la plage ;-).

Un rêve ?

Avoir un peu plus de temps, pour me détendre…

Je vous laisse avec ces quelques images de Gili Air, où j’ai rencontré Sri. <3.

etre maman en indonesie

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Portraits de mamans

Etre maman…en Nouvelle-Zélande

posted by Virginie mai 4, 2016 0 comments

Avec ce voyage autour du monde, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de mamans, qui vivent ailleurs, peut-être autrement que nous, ou pas tant que ça finalement. Découvrir certaines de leurs coutumes, habitudes ou juste vies quotidiennes. Je partage cette idée avec vous, et serait heureuse d’avoir votre avis; ou même les questions que vous vous posez ! J’espère pouvoir continuer dans un maximum de pays…

En Nouvelle Zélande, j’ai eu la chance de passer un peu de temps avec une famille française, installée à Christchurch depuis 2 ans. Marie-Laure a eu la gentillesse de se prêter à mon petit jeu de questions, voici son portrait :

Faisons les présentations 😉

En 2011, mon mari a eu l’opportunité de venir travailler en Nouvelle Zélande pour une année. Nous sommes donc partis avec nos 2 filles sous le bras. Après une riche année au pays des kiwis, nous sommes rentrés à Paris, et très rapidement nous avons eu envie de repartir. Lorsque mon mari a eu l’opportunité de retourner en Nouvelle Zélande, nous n’avons pas hésité, avec cette fois-ci, la ferme intention de rester plus longtemps.
Ca fait maintenant 2 ans que nous sommes installés (pour la 2ème fois) en Nouvelle Zélande.

interview de maman en nouvelle zélande

Peux-tu décrire une journée type ?

Je me lève à 6h45, je prépare le petit déjeuner et les lunch-boxes pour la famille, on déjeune tous ensemble, puis je pars la première vers 8h20, j’ai 30 minutes de route pour aller travailler. Mathieu emmène les filles à l’école vers 8h30, leur journée débute à 8h50.

Ma journée de travail se termine à 14h30, je file chercher les filles qui sortent de l’école à 15h. On enchaine sur les activités extra-scolaires. Les filles en font chacune 3, on est donc bien occupé !

On passe à table vers 18h30-19h, ce qui est un peu tard pour la Nouvelle-Zélande. Les enfants se couchent à 20h30, moi beaucoup plus tard, là encore, on est en décalage avec les neozélandais qui sont des couches et lèves tot.

Et le weekend ? 

Le weekend, c’est rugby ! 🙂 On est fan de rugby (cependant on a pas choisi le pays en fonction de ça), donc le weekend, on va voir les crusaders jouer ou on regarde les matchs à la télé.
En fonction du temps, on aime aussi aller se balader, il y a beaucoup de randonnées sympa à faire.
Mathieu aime aussi aller faire du golf, et il n’est pas rare que les filles soient invitées à un anniversaire ou à une playdate. Et dans quelques semaines ma mini va reprendre la competition de Hockey, on sera donc au bord du terrain le samedi matin.

Qu’est ce qui te plait en tant que maman en Nouvelle Zélande, et au contraire quelles difficultés rencontres-tu ?

La Nouvelle Zélande est un pays très kids friendly, on peut facilement faire plein d’activités avec ses enfants. De plus, j’aime avoir du temps avec mes enfants : en travaillant en temps partiel, je peux consacrer une partie de mon temps à mes enfants, elles peuvent ainsi faire pas mal de chose en dehors de l’école.
L’inconvénient c’est qu’on attend forcément des parents qu’ils consacrent beaucoup de temps à leurs enfants. Il est très difficile pour les 2 parents de travailler à plein temps, et clairement, on attend plus des mamans de prendre du temps pour leurs enfants que des papas.
3 petits bonheurs du quotidien qui te donnent le sourire ?

♥ Les caissières dans les magasins qui me demandent toujours comment s’est passé ma journée ou qui m’appellent love.
♥ Les balades du weekend, le paysage est toujours à couper le souffle.
♥ avoir du temps !

Merci Marie-Laure <3

Pour suivre les aventures de leur famille d’expatriés, c’est par ici ! et pour revoir le portrait de maman au Brésil, par .

Prochain portrait…en Australie ! Avez-vous des questions ?

Christchurch Christchurch Christchurch

Portraits de mamans

Etre maman…au Brésil.

posted by Virginie décembre 11, 2015 2 Comments

Avec ce voyage autour du monde, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de mamans, qui vivent ailleurs, peut-être autrement que nous, ou pas tant que ça finalement. Découvrir certaines de leurs coutumes, habitudes ou juste vies quotidiennes. Je partage cette idée avec vous, et serait heureuse d’avoir votre avis; ou même les questions que vous vous posez ! J’espère pouvoir continuer dans un maximum de pays…

Pour commencer cette série, j’ai eu la chance de passer du temps avec une famille brésilienne. Voici donc le portait d’Adriana, qui inaugure cette rubrique.


Adriana a 34 ans et vit à Curitiba, au Brésil avec son ami français et leur fils Caetano, 2 ans. Adriana vient de créer son entreprise sur le marché des assurances après avoir longtemps travaillé dans la pub.
Peux-tu nous décrire  une journée type ? 

Lever 6h30, je me douche et prépare le café et le biberon pour Caetano. On prend ensuite le café en amoureux et on réveille Caetano pour son biberon. On se prépare et je dépose mon fils à l’école pour 9h et je file au boulot. Le soir j’ai repris des cours du soir pour avoir un diplôme en assurances. Donc je vais chercher Caetano à l’école à 17h30, je le baigne et le dépose chez ma maman qui prend le relais 2 jours par semaine. Les autres jours, j’attends que papa rentre du boulot et c’est lui qui gère pendant mes cours. Ma formation dure 1 an, j’ai bientôt fini !

Et les weekend ?

Le weekend, on aime en profiter pour partir, voyager ou à la plage. On se rend aussi souvent sur le chantier de la maison que nous sommes en train de construire, ou on accompagne papa sur ses marathons !

Qu’est-ce qui te plait au Brésil pour la vie de famille ?

Ma famille vit près de chez nous, c’est très pratique… Le climat au Brésil est aussi très agréable. Mais surtout, l’état d’esprit des brésiliens ; la liberté, le positivisme, la bonne humeur

Y a-t-il des côtés plus négatifs ?

L’insécurité, qui est très pesante…et l‘éducation qui pourrait être améliorée

Un petit nom à Caetano ?

Loulou, car il s’appelle en fait « Caetano-Louis »

3 petits bonheurs ? 

♥ Un déjeuner du dimanche avec toute la famille

♥ Un barbecue avec les amis

♥ Un moment seule à la maison, écouter de la musique, me poser, réfléchir…ça fait du bien aussi !

 

 

Merci Adriana !

Iguazu

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